Rapologie

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Message par Soprano le Sam 8 Avr - 13:30

Le but de ce Topic est de parler sur le Rap Algérien et International.

FUGI tu peux parler en toute liberté sur tes oeuvres

Merci pour la collaboration Agma
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Message par Soprano le Sam 8 Avr - 13:34

http://rapalgeriendz.free.fr/rap-dz-news/fugi-banlieu-star.zip

Extrait de l'album FUGI : "Banlieue Star"

Blog du Rappeur FUGI : www.salday88.skyblog.com
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Message par Soprano le Sam 8 Avr - 13:37

Le cri des jeunes Algériens contre la guerre


La guerre civile, la corruption, le marché noir, l’injustice, le chômage: tels sont les thèmes du rap algérien qui cherche à détrôner le raï, plus frivole.

«Ils sont au Loubet / Ils ont des châteaux / Ils osent dire: “nous vivons dans un ghetto” / Il fume la ganja comme un canon, le gars accro / Il a le look gangsta mais a la trouille d’être derrière les barreaux», débitent les quatre membres du groupe Perfect G’s. Cette satire, à la limite de l’auto-parodie involontaire, vise leurs nombreux «collègues» rappeurs qui fréquentent le même coin d’Oran. Et ils ne dépareraient pas dans une banlieue française ou un quartier populaire de New York, avec leurs tenues (hors de prix) vantant les multinationales du sportswear, leurs noms de groupe (Ol’Dirty Shame, Killa Dox, Lord Squad, Black Eyes, The Commission...), leurs pseudos d’artiste (Oddman, N.Fect, MC Ghosto, Flyman, Machine Gun, Vex, Jigy, Baby...).
A Oran, les rappeurs se retrouvent dans un quartier du centre-ville qui accueille depuis des décennies les mouvements branchés de la seconde ville d’Algérie. Ils sont assis sur les bancs de l’avenue Larbi-Tébessi (ex-Loubet), parfois sur la marche d’une boutique au rideau baissé de la rue Mohamed-Khémisti (anciennement Alsace-Lorraine), sans pouvoir se réunir dans les cafés et salons de thé du coin. Les rappeurs oranais traînent là leur après-midi finissant, au gré de leur emploi du temps, occupés souvent par leurs études, quelquefois par de petits emplois, parfois par rien.
La métropole de l’Ouest algérien, dont Khaled est originaire, est le berceau du raï. Mais les rappeurs oranais et les DJ n’apprécient ni l’un, ni l’autre. «Il ne reste plus que des perroquets dans le raï», selon H Rime du groupe MCLP. La jalousie s’installe, à la limite de la haine. Pour eux, ces innombrables chanteurs de raï seraient le véritable obstacle à leur conquête de la planète avec des harangues enflammées débitées à la vitesse de la lumière sur des musiques plus ou moins originales par rapport au rap international: «Dans cette bataille / L’Algérie sera présente / Avec des MC oranais qui chantent / Ils y aura une revanche, on règlera les comptes / Les nerfs chauds comme de l’eau bouillante».
Le raï électrique a déjà 20 ans d’existence et ses pionniers, tous issus des couches sociales les plus modestes, flirtent en cette fin de siècle avec la quarantaine. Les acteurs du hip-hop, eux, sont apparus sur le devant de la scène il y a une dizaine d’années et appartiennent souvent aux classes moyennes.
Aujourd’hui, leur mouvement est national et fait de l’Algérie – alors qu’une petite scène hip-hop pointe le bout de son nez au Maroc voisin – le plus important pays rap du monde arabe et probablement du monde musulman. Pourtant, leur production musicale est encore faible – les ventes tournent en moyenne autour de 10 000 exemplaires pour un album – par rapport au nombre fantastique de groupes.
En 1990, une quarantaine de groupes hip-hop existaient à Oran; ils sont plus de 60 aujourd’hui. D’une soixantaine l’année dernière, ils atteignent maintenant une centaine à Alger, la capitale qui a donné naissance à un phénomène auquel n’échappe plus aucune ville algérienne. Là, les groupes récitent leurs strophes dans un drôle de langage, en adeptes forcenés du «swiching»: ils passent d’une langue à une autre, à une troisième, puis à une quatrième. Dans la même phrase, le français, l’anglais et les deux arabes – le littéral et le dialectal – se télescopent. Ils inventent leur esperanto élastique et ironique: «Hijeb moulant / Hijeb transparent / Hijeb comme un maillot de bain / Hijeb fluo / Hijeb bariolé / Hijeb froissé / Hijeb cabriolet acheté aux Champs-Elysées / Hijeb potable / Hijeb de Malaisie / Hijeb décapotable / Hijeb climatisé».
Aucune image télévisée ne leur échappe: guerres, couche d’ozone, famine, mannequins, cinéma, préservatif, sitcom, pub, hooligans... Tout est évoqué, comparé, détourné dans leurs rimes qu’ils enregistrent à grand-peine dans un vrai studio.
Deux groupes historiques d’Alger, MBS (le Micro brise le silence) et Intik (impec, impeccable, en argot algérois), ont déjà publié en France leurs premiers CD, «Algerap», chez des majors. En juin 2000 est sorti un recueil de quelques formations oranaises, Wahrap (contraction de Wahran, Oran en arabe, et de rap), dont le propos est résumé par le refrain de MCLP: «Militants du microphone nous racontons ce que les yeux voient / Quoi qu’il se passe / Il y en a qui volent / Et d’autres qui peinent». Sur le plan musical, les premiers albums de rap algérien sortis en France, avant la compilation Wahrap, restaient peu originaux et très moyens.
L’accueil plutôt chaleureux réservé en France à ces premières incursions du rap algérien en Occident est surtout dû à sa valeur de témoignage sur les massacres et le marasme social.
Mais le rap algérien a encore du mal à se faire une place dans l’Hexagone où le public est plus attiré par les rappeurs français d’origine algérienne comme Freeman et Imhotep du groupe marseillais IAM, Rimka du collectif 113, ou d’autres provenances, tel Joey Starr du duo NTM qui a d’ailleurs collaboré aux albums des MBS et Intik.
Si l’année dernière, en Algérie, le rap local se résumait à moins d’une dizaine d’enregistrements sur des cassettes de piètre qualité, aujourd’hui, l’édition de produits hip-hop se développe à grande vitesse, traduisant une formidable aspiration d’une grande partie de la jeunesse à s’exprimer. Cela évoque l’essor rapide de la presse écrite lors de la démocratisation politique qui a suivi les émeutes d’octobre 1988. Mais depuis, les désillusions sont passées par là: «Manipulation, agression, déception / Tel est mon créneau pour la journée / Mon seul crime est d’espérer et de rêver», scande le groupe Intik d’Alger, la ville des Hamma Boys, Cause Toujours, K-Libre, Les Messagères, City 16, De-Men ou Tout Passe.
A l’est du pays, à Annaba, Lotfi et Waheb de Double Kanon, considérés comme les meilleurs rappeurs du moment, dénoncent ouvertement les maux qui ravagent l’Algérie: «Ils viennent, ils viennent armés / Diables ou humains / Ils descendent du cimetière juif1 / Aujourd’hui, c’est la razzia / Il n’y a pas de match de foot / Ils viennent de la place d’armes / Portant le drapeau comme dans la guerre du Liban / En haut les gens fuient / La terre est devenue noire». La guerre que se livrent forces de l’ordre et islamistes («les terros», terroristes, en langage rap) est au cœur de ce hip-hop comme la dénonciation de la corruption, des parvenus, du «trabendo» (marché noir), de la haine, de l’injustice, du mal de vivre. Bref, c’est le «Moral à zéro», du nom d’une chanson du groupe historique d’Oran, Vixit: «Des Escobar, des Al Capone, nous en avons chez nous / Nous avons la mafia / Que reste-t-il / Les ingénieurs, les docteurs, les diplômés font des projets pour mendier des cigarettes / Chômeurs, ils tiennent les murs / Economie du marché / On est condamné comme des animaux dans un zoo». Cependant, une nouvelle tendance apparaît: les groupes intègrent davantage les rythmes musicaux de l’Algérie.

De la jeunesse dorée aux milieux pauvres
Parti de la jeunesse dorée qui forgeait ses rimes et affinait son tempo dans des villas cossues, le rap s’est récemment démocratisé et a enflammé les jeunes des milieux pauvres. Le rap algérien rassemble désormais toutes les couches sociales. Les rappeurs du MIA (Made in Algeria) d’Aïn-el-Turck répètent dans un container de leur cité HLM, ceux de Cottages (avec deux t) de Boufarik vendent des légumes et des cigarettes dans la rue, et tout le monde sait que Réda, d’Intik, a dû vendre ses chaussures aux puces d’Alger pour payer la dernière heure d’enregistrement de la première cassette de son groupe. Mais tous s’entendent pour prôner le système D, en bons enfants de l’éducation nationale sans perspective, de l’antenne parabolique sans réalité et de la paupérisation sans issue.
Au début de mai 2000, une trentaine de groupes se sont rencontrés à Mostaganem pour un concours de rap âprement disputé. Le premier prix a été remporté par une formation algéroise. Elle s’appelle SOS.


Dernière édition par le Sam 8 Avr - 13:38, édité 1 fois
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Message par Soprano le Sam 8 Avr - 13:38

«Manipulation, agression, déception / Tel est mon créneau pour la journée / Mon seul crime est d’espérer et de rêver»
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Message par Soprano le Sam 8 Avr - 13:40

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Message par Soprano le Sam 8 Avr - 13:42

Le regain de jeunesse et les nouvelles colères du rap algérien


A Alger, de nombreux groupes tentent de s’exprimer malgré le manque d’infrastructures.

Hassan donnerait tout "pour un live au Zénith" ! A cette seule évocation, ses yeux brillent de ferveur. "Ch’Allah !" (diminutif en argot algérois de "Inch’Allah !", "A la grâce de Dieu !"), ajoute-t-il, dans un sourire plein d’espoir. L’avenir dira si KGB, le groupe de rap qu’il a créé, connaîtra un jour le succès. Mais pour cela, "y a pas photo !" : c’est en France qu’il faut aller. Les Hamma Boys, Intik et MBS, les trois groupes fondateurs du rap algérien, n’ont-ils pas montré le chemin ? Après leur éclosion à Alger, dans les années 1990, c’est à Paris ou Marseille qu’ils sont partis chercher majors, distribution et promotion dignes de ce nom.

Sur les trottoirs d’Audun, le quartier central d’Alger où rappeurs et breakdancers de la capitale se donnent rendez-vous l’après-midi, on comprend, bien sûr, que les idoles soient parties, même si on leur en veut un peu. "Dommage qu’on n’entende plus parler d’eux, qu’ils ne reviennent pas de temps à autre donner des concerts par ici. Ce serait l’occasion, en première partie de soirée, de parrainer des jeunes qui ont besoin de se faire connaître !", regrette Zino, l’animateur de l’émission quotidienne "Tapis vert", sur la Chaîne 3 (l’une des deux radios musicales d’Alger, avec Radio Bahdja).

Car c’est bien là que le bât blesse. Les quelque 200 groupes que compte Alger (c’est du moins le chiffre recensé par l’Office national des droits d’auteur, mais ils sont beaucoup plus nombreux en réalité : depuis cinq ans, le chiffre a une croissance exponentielle) peinent à maintenir leur tête hors de l’eau. Ils n’ont pas de local où répéter (à l’exception des maisons de jeunes), pas de studio où enregistrer (à part l’Union Artists et Casbah Rap, mais encore faut-il pouvoir en financer la location : le plus souvent, les rappeurs n’ont d’autre choix que l’autoproduction), pas de scène ou presque où se produire (reste la rue), pas de festival de rap pour se rencontrer.

Du coup, la tentation est grande de "faire du commercial", comme le dénonce DJ Boss, qui, chaque été, anime une émission 100 % hip-hop sur la Chaîne 3. Par exemple, dans le souci de plaire, trouver le bon refrain, mêler au rap les sonorités du raï et des instruments traditionnels du chaâbi - c’est la grande spécificité du rap algérien - et, surtout, éviter les mots qui fâchent.

"Une parodie"

"Les mecs se censurent juste ce qu’il faut pour pouvoir être diffusés sur les ondes, s’irrite Zino. Mais ce n’est pas ça, l’esprit du rap ! Les vrais artistes se passent de la radio pour se faire connaître." Et de critiquer ces jeunes de la "tchitchi" (jeunesse dorée) qui, casquette ou bonnet sur la tête et bouc soigné au menton, se livrent à "une parodie de rap", loin de l’esprit à vif des quartiers et des ghettos.

Rap de la rue ou pas, la révolte pure et dure des années 1990 s’est de toute façon atténuée depuis trois ou quatre ans : le rap politique a cédé la place à un rap plus social, critique mais moins contestataire, tourné vers les problèmes du quotidien. Le temps des "terros" (terroristes) et de la guerre civile révolu, fini les attaques contre la duplicité de l’armée, les chansons sur les disparus.

Aujourd’hui, c’est de chômage, de drogue, de délinquance, du système, de visas, de divorce, de droits de la femme... qu’il est question dans les chansons. Ainsi Reda, le chanteur de City 16 - le groupe qui cartonne sur Alger actuellement, avec près de 3 millions d’albums vendus (des cassettes pour l’essentiel, même si, depuis un an, le CD se démocratise fortement en Algérie) -, dénonce-t-il par exemple, dans son dernier album, El’Adyene, la médecine à deux vitesses qui sévit dans les hôpitaux, réservant aux seuls riches le privilège d’être soignés correctement.

Mais le quartier d’Alger d’où l’on vient reste de loin la source d’inspiration la plus sûre : "Mon quartier, j’en ai besoin, je ne peux pas m’en passer. J’ai grandi là-bas, j’ai souffert là-bas, explique Joe Baturi, originaire de Belcourt (où a grandi Albert Camus), qui a notamment chanté dans le groupe BLD (Belcourt Long Dynasty). Bab el Oued, El Biar..., chacun a sa manière de parler et de voir les choses. C’est ça qui fait la différence, et c’est ça qu’on veut exprimer. Malheureusement, les gens qui restent fidèles à leur hip-hop de rue mettent dix ans minimum avant de sortir leur premier album."

Système D

Dix ans en moyenne, en effet. C’est la durée du parcours du combattant des rappeurs d’Alger. Commencé vers l’âge de 13 ans, il ne touche généralement à sa fin que vers 24, 25 ans. Beaucoup abandonnent en cours de route, éreintés, mais ceux qui ont la foi parviennent au bout, à force de travail et de système D.

Le très prometteur groupe de Bab El Oued La Familia, créé début 2001, répète ainsi dans le sous-sol d’une petite association de proximité, SOS Culture Bab El Oued (là-même où a débuté Intik, en 1997), tandis que les soirées d’improvisation freestyle du bar branché Le Moonlight, dans le haut de la rue Didouche-Mourad, lui offrent autant de galops d’essai avant d’affronter un jour la scène, la vraie. Dans les basses assourdissantes de rythmes R & B et la pénombre des salles étroites et enfumées, toute une adolescence hip-hop s’y donne rendez-vous, des heures entières. Phénomène de mode ? Sans doute. Mais les jeunes le disent volontiers : "On a besoin de s’exprimer. Sinon, c’est l’implosion."

City 16 et La Familia émergent sur disque

Après le départ de ses groupes fondateurs en France, le rap algérien a mis du temps à se trouver. Aujourd’hui, outre Double Kanon, originaire de la ville d’Annaba (à l’est du pays), City 16 est l’un des plus écoutés. Repéré en 2001 par Michel Levy (le producteur de Cheb Mami), le groupe s’apprête à lancer en France, au mois de mai, El’Adyene, son dernier album en date, chez EMI. La Familia a, quant à lui, sorti son premier CD, Lyrique de ouf, en 2003, grâce à Belda Diffusion, éditeur algérois récemment créé qui, spécialisé dans la détection des jeunes talents, diffuse en Algérie des artistes tels que Souad Massi ou les Gnawa Diffusion.

"Les rappeurs algériens ont su travailler. Ils ont beaucoup mûri, évolué musicalement. On sent maintenant qu’ils sont prêts à éclore en France, auprès de la diaspora algérienne", assure Michel Levy, manageur de Cheb Mami. Un signe infaillible de cette affirmation a été la programmation par Skyrock, pour la première fois du 29 décembre 2003 au 2 janvier 2004, d’une semaine "Planète rap" en direct d’Alger.

Source : Le Monde
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Message par Soprano le Sam 8 Avr - 13:44

Rap algérien


Rapologie Tox1al


Le rap algérien connu une vraie révolution ces dix dernières années, loin est l’époque de Hamidou et son "jaoula fellil", l'auteur du premier morceau officiel du rap algérien en 1985, et qui avait eu un succès très moyen…. Le début des années 90, a marquée l’apparition de groupes rap dans les quatre coins du pays, Alger, Oran et Annaba.

En effet INTIK et M.B.S se sont formés à cette époque, deux groupes qui seront le porte parole d’un rap engagé, protestataire, et revendicateur, un rap en argot algérien, avec un mélange de français facile à comprendre et à reprendre, un rap qui parle de la vie quotidienne des jeunes algériens, avec des textes qui reflètent le malaise de toute une génération leur lassitude, ras-le-bol d’une pays ou le chaumage et la corruption sont monnaie courante, la fatigue d’un gouvernement inerte et d’un profond malaise social. Mais ce rap avait du mal a décollé au milieu d’une époque noir, où le terrorisme régnait, et la peur dominée le peuple.

En 1997 Chérif Aflah producteur reconnu fut séduit par le prestation de M.B.S, et prend le pari de les produire, Ainsi né en dans la même année, le premier album de rap algérien «Ouled El Bahdja» (les enfants de la radieuse), l’album connaît un tel succès (60 000 cassettes vendues en quelques mois), qu’un deuxième opus, «Aouama» (nageurs) sort en novembre 1998.

Ce fut un détonateur pour beaucoup de groupes de rap algérien, enfin ils pouvaient espérer de sortir de l'ombre, après des années de galère, une opportunité était à saisir.

Ce qui fut le cas avec un groupe DOUBLE KANON groupe de Annaba composé de Lotfi et Wahab, ce groupe sortait de nulle part, personne n’en avait entendu parler avant leur 1er album Kamikaz en 1997, un genre tout a fait nouveau, qui se démarqué de INTIK et M.B.S qui s'attaquaient au pouvoir en place, Double Kanon préféraient parler de la vie de tout les jours avec une nouvelle vision de la société décortiquéé de toute part, et des paroles lègères sortie directement de la rue. Le succès fut immédiat, Bnette bladi, Kamikaz, Kavia furent des tubes dont les paroles étaient reprises par tous les jeunes algériens.

La brèche ouverte par M.B.S et exploité par Double Kanon a enfin permis l’explosion d’un art, d’une culture qu’ont ne soupçonné pas, et qui vas prendre sa revanche après des années de silence et de censure.
Aujourd’hui près de 1500 groupes existent, certes peu sont connus, car reste la problématique de la production et des producteurs trop gourmands et ayant une ignorance total du rap, ainsi que les radios D’ETAT limitée dans leurs actions, rendent le travail des artistes de plus en plus difficile… la solution qui fut adopté par quelque uns était de fuir l’Algérie vers l’hexagone pour enfin apparaître au grand public, une chance qui n’est pas donné à tous le monde.

Néanmoins des groupes et des artistes ont pu se faire connaître, grâce a leur travaille acharné et a leur passion démesurée et aussi grâce à Internet et aux mp3 mis gracieusement à télécharger, citons Mamooth de art mur hostil, T.O.X, Lotfi double Kanon, Hamma, l’N fect, SM connection et bien d’autre….
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Message par Soprano le Sam 8 Avr - 13:45

Lotfi Double Kanon


Rapologie Lotfidoublekanon9at


Biographie:

L'un des premiers groupes de rap d'Algérie a fait son apparition dans la ville d'Annaba au cours de l'année 1996. La disparité des phénomènes sociaux culturels du pays a inspiré le groupe. La jeunesse, le chômage, la corruption, la drogue sont les principaux thèmes ayant inspiré un nouveau style de musique typiquement Algérien nourri du HIP HOP et du R&B. La consécration de Lotfi " DOUBLE KANON " est venue au travers de ces textes qui reflètent les sentiments enfouis profondément dans les esprits d'une jeunesse marginalisée.

Ces chansons sont devenues hymne ayant accroché une masse de gens de tout âge qui cherchait depuis longtemps un moyen d'expression et d'identification propres à elles. Lotfi double canon a ainsi réussi à canaliser toute cette énergie refoulée au fond de la jeunesse algérienne et de l'exprimer par de textes simples et crus du terroir algérien.

Le succès ne tarda pas à venir couronner les efforts d'un groupe plein d'espoir et d'optimisme envers des lendemains meilleurs. En un temps très réduit, le groupe a offert à son public un nombre important d'oeuvres d'une qualité artistique en nette amélioration de titre en titre lui valant une reconnaissance des jeunes et des professionnels du milieu. Depuis 1997, date de la parution de son premier album " KAMIKAZE " à 2002, le groupe a mis sur le marché sept (07) albums, six (06) productions, quatre (04) clips et plusieurs apparitions sur toutes les scènes d'Algérie pour un public de plus en plus nombreux.

Lotfi, cet autodidacte musical est l'auteur compositeur et interprète de ces propres oeuvres. Ses arrangements et ses textes ; il les tire du quotidien de son pays si riche en inspiration. Sa situation sociale de jeune issue d'une famille modeste lui a permis d'être proche des vérités de son public qui reconnaît en lui le porte drapeau d'une jeunesse en proie d'une identité et d'un moyen d'expression libre. " Il ne parle que de ce qu'il voit " est le leitmotiv repris lors de toutes ces interviews. N'a t'on pas dit que: " le poète est le témoin de son temps ".

Lotfi est né le 06/07/1974 à Annaba, d'un père ouvrier est d'une mère au foyer, il a grandi dans une famille modeste composée d'un frère et de deux soeurs. Tous diplômés universitaires. Milieu de création et de motivation qui lui inculqua toute la soif du savoir. Diplômes :
-Baccalauréat série Mathématiques en 1992 à Annaba.
-Ingénieur d'état en géologie 1998 de l'université d'Annaba.

Les revenus modestes de sa famille l'ont motivé à se prendre en charge dés son jeune âge ; c'est pourquoi pour s'offrir son premier instrument " synthétiseur ", il dût se débrouiller des petits boulots d'été. Lotfi réalisa des maquettes avec un matériel très archaïque pour se présenter à la radio locale et se faire connaître dans le milieu artistique.

Son deuxième pas sera son passage sur les scènes Annabi pour présenter au public ce nouveau style de musique Algérien. Le résultat fut immédiat et beaucoup de jeunes s'identifièrent en Lotfi comme porteur de leur message.

Discographie:

- Kamikaz (avec wahab) 1997
- Condamne (avec wahab) 1999
- Kanibal (avec wahab) 1998
- Lakamora v1 (solo) 1999
- Solitaire (waheb solo) 2000
- Kamikas2 (waheb solo) 2002
- Lakamora v2 (solo) 2000
- Breakdance (solo) 2001
- Mrabta hamra (cherif nabil lotfi) douga douga 2001
- Mrabta hamra2 (cherif nabil lotfi) douga douga 2002
- Mrabta hamra3(cherif nabil lotfi) douga douga 2003
- Bad boy (solo) 2002
- Fonklor (lotfi zinou mouna) 2001
- Annaba rap ( lotfi adoula antar baida-clan city .....)2002
- Virus ( ft Hamdi) 2002
- Dangereux (solo) 2003
- Kobaye (solo) 10/2004

Site de Double Kanon : http://www.doublecanon.be/

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Message par Soprano le Sam 8 Avr - 13:49

M.B.S Le Micro Brise le Silence


Rapologie Mbs7ur


Biographie:

MBS, « Le Micro Brise le Silence ", fait parti de ces nouveaux groupes présents sur la scène culturelle et musicale Algérienne. Ces groupes qui offrent une alternative à l’expression de la jeunesse autre, que le rai aujourd’hui en proie à l’usure.

MBS, c’est l’histoire de quatre jeunes algérois passionnés de musique, de rap et de "révolution musicale". M’hand très influencé par le rap français, Red One (redwane) inconditionnel du rap Américain, Yacine spécialiste des arrangements et Rabah issu du groupe " Hamma boys", premier groupe de rap algérien ! Tous les quatre grandissent à Hussein Dey, quartier populaire d’Alger. Ils se rencontrent au lycée et commencent à organiser des concerts hip-hop, dès 1993.

Et MBS ose ! C’est dans un mix unique, que le groupe intègre au son hip-hop urbain, des mélodies traditionnelles, tirées du patrimoine algérien. Leurs textes reflètent le malaise de toute une génération d’algériens, engagés et conscients de leurs problèmes. Leurs couplets sont lourds de sens, et l’ensemble donne une touche exceptionnelle à leur musique qui finit par séduire Chérif Aflah. C’est Rachid Doufaine, artiste et producteur spécialiste de la musique Touareg, qui les présente. Cherif Aflah craque immédiatement sur le son de MBS, prend le pari de les produire et c’est parti ! Ainsi né en 1997, le premier album de rap algérien « Ouled El Bahdja » (les enfants de la radieuse), signé MBS. L’album connaît un tel succès (60 000 cassettes vendues en quelques mois), qu’un deuxième opus, « Aouama » (nageurs) sort en novembre 1998.

Après un très fort engouement du public sur le territoire national, M’hand, Red One, Yacine et Rabah ne s’arrêtent pas là ! Invités par Beur FM à participer au concert « L’Algérie à Paris », ils "mettent le feu" au Zénith, le 1er novembre 1998. A leur côtés, Cheb Yazid, Khaled et Cheb Mami.

Un troisième album, « Le Micro Brise Le Silence », voit le jour en Novembre 1999. Production plus étoffée, MBS s’est discipliné, a appris à maîtriser ses pulsions, ses sentiments. La musique de MBS véhicule les aspirations d’une jeunesse qui ne cesse de crier son désespoir, les massacres et les abus de l’armée, le chômage...

Conscients de la chance qu’ils ont eu de sortir indemnes d’Algérie, les quatre artistes restent fidèles à leurs engagements, tant musicaux que militants. C’est beau la constance !
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Message par boulevard boy le Sam 8 Avr - 14:40

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Message par FUGI le Sam 8 Avr - 16:40

bo sujet

le rap en algerie comporte déja + de 4000 groupes et autre il faut savoir 1 truck que la plus part des rappeurs en algerie ont des album mais ya tjr le probléme de la promotion ou de l'édition car l'état elle méme ne veux pas ke le rap réussise ici car le rap ne parle pas d'amour bazaf et ne dit pas "l'état mon amour " et la plus part des éditions en algerie ont peur de sortir des album rap ya des rappeurs en algerie qui font des titres que je surnomré comme chanson comik mais allah ghalab c que pour ke l'album sorte sur la marché et je connait bcp de groupe en algerie qui ont fait bcp de clips mais il ne passe pas sur la tv algerienne tu me dira pourquoi ya pas de public , non ya pas la promo comme "lotfi d2kn" il a été obligé part son édition de faire bouraka pour se faire connaitre et écouter .

et ne pas oublier que le rap algérien et classé le 1er en afrik et c pas grace a l'état , on a bcp de groupe en france et autre méme au usa mais faux pas satendre que mèsk elile parle deux .

je site des star de bejaia "dj boudj" le "dj du groupe sniper"
"rim k" des 113
l'année passé il vouler venir a Bejaia pour faire des concerts , capris tour a dit c pas ait mengelat ...déja ici on nous prive de voire chez nous des concert de nos star en france ...c'est pas on a pas de culture... non on a pas des homme dans notre culture .

encore les produit rap algerien marche + a l'étranger qu' en algerie c pour ca que tts les rapeurs se tire d'ici malgré ttt .
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Message par Atlantis le Sam 8 Avr - 20:05

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Message par boulevard boy le Sam 8 Avr - 23:06

FUGI a écrit:bo sujet

le rap en algerie comporte déja + de 4000 groupes et autre il faut savoir 1 truck que la plus part des rappeurs en algerie ont des album mais ya tjr le probléme de la promotion ou de l'édition car l'état elle méme ne veux pas ke le rap réussise ici car le rap ne parle pas d'amour bazaf et ne dit pas "l'état mon amour " et la plus part des éditions en algerie ont peur de sortir des album rap ya des rappeurs en algerie qui font des titres que je surnomré comme chanson comik mais allah ghalab c que pour ke l'album sorte sur la marché et je connait bcp de groupe en algerie qui ont fait bcp de clips mais il ne passe pas sur la tv algerienne tu me dira pourquoi ya pas de public , non ya pas la promo comme "lotfi d2kn" il a été obligé part son édition de faire bouraka pour se faire connaitre et écouter .

et ne pas oublier que le rap algérien et classé le 1er en afrik et c pas grace a l'état , on a bcp de groupe en france et autre méme au usa mais faux pas satendre que mèsk elile parle deux .

je site des star de bejaia "dj boudj" le "dj du groupe sniper"
"rim k" des 113
l'année passé il vouler venir a Bejaia pour faire des concerts , capris tour a dit c pas ait mengelat ...déja ici on nous prive de voire chez nous des concert de nos star en france ...c'est pas on a pas de culture... non on a pas des homme dans notre culture .

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Message par FUGI le Sam 8 Avr - 23:44

voila un nouveaux titre BAD BOY et il dit que je vien de SALDAE(BEJAIA) .
http://rapalgeriendz.free.fr/rap-dz-news/Fugi-feat-Fl1gueur-Bad-Boy.zip
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Message par Soprano le Lun 10 Avr - 17:04

FUGI a écrit:voila un nouveaux titre BAD BOY et il dit que je vien de SALDAE(BEJAIA) .
http://rapalgeriendz.free.fr/rap-dz-news/Fugi-feat-Fl1gueur-Bad-Boy.zip

Merci pr la chanson mon ami
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Message par Soprano le Mar 11 Avr - 16:34

IAM


Rapologie 250dw


Biographie

Flashback: Philippe, déjà surnommé Chill, découvre le rap américain "in situ". Petit Français en squat prolongé à New York, il a rencontré tous les acteurs de la scène hip hop à New York dès la fin des années 80.

Pour la légende, c'est son blouson du Coq Sportif qu'arbore fièrement le rapper du Bronx T La Rock sur la pochette de son plus fameux album. Et c'est à New York que Chill pose le premier rap en français sur un maxi américain: son featuring sur This Is The B Side de Choice MCs en 1988 est le premier d'une longue série.

Marseille

Retour à Marseille: après des balbutiements en compagnie de son ami Eric Mazel (qui a pris comme nom de scène DJ Kheops) sous les patronymes Lively Crew (1986/1987) et B-Boy Stance (1988/1989), Chill se ligue avec un danseur qui rappe, Geoffroy, alias Jo, qui deviendra Shurik'n. Les années de formation sont aussi les années de plomb, mais la passion remplace les finances.

Le complice des quartiers Nord, le danseur Abdel Malek Sultan, se joint à la troupe en compagnie de l'autre danseur, Kephren. Enfin, le plus âgé Pascal Perez, devenu Imhotep, s'impose comme l'"architecte" du son IAM. Les six acteurs de la saga sont en place.

Premier coup d'éclat: forcer la chance et enregistrer fin 1989, dans le home studio du groupe Massilia Sound System, une cassette auto produite titrée Concept qui pose les bases de leur philosophie. Malgré un budget proche de zéro, le résultat est stupéfiant.

On y trouve les premières versions de morceaux tels que Red, Black & Green et Total Kheops, ainsi que les samples égyptologiques tirés du son et lumière de Louxor.

Car IAM n'est pas un groupe rap comme les autres, et le public va vite s'en apercevoir: là où d'autres utilisent l'énergie brute et l'argot de la rue, IAM double son vécu urbain d'une couleur world et de références historiques. La première apparition parisienne sera... les premières parties des trois concerts du Blonde Ambition Tour de Madonna à Bercy en juillet 90.

... De La Planète Mars

Repérés par le directeur artistique de Labelle Noire, une structure de Virgin France, les six membres d'IAM se retrouvent à enregistrer un premier album, ... De la planète Mars, qui va marquer la jeune histoire du rap en français: pour la première fois, un groupe de rap prouve qu'il a le souffle pour tenir la distance sur tout un CD, alignant les tubes (Planète Mars, Red, Black & Green) et les morceaux plus introspectifs (Le Nouveau Président, Tam Tam de l'Afrique) sans oublier l'humour (Attentat et Disco Club, qui s'avère être la première version du Mia).

Même la musique orientale est représentée (Do The Raï Thing), et le CD se conclut avec Rapline II, le générique de la seule émission télévisée rapologique (sur M6) qu'ils ont écrit spontanément. Sorti en mars 1991, l'album ne sera disque d'or que des années plus tard.

Ombre est Lumière

Après une année 92 plutôt calme qui voit la sortie du troisième single Planète Mars, IAM se lance en 93 dans l'enregistrement du toujours difficile second album, qu'ils veulent double. Une ambition qu'ils devront défendre face à une maison de disques d'abord réticente, puis convaincue: enregistré près d'Aix-En-Provence et mixé à New York, Ombre Est Lumière sort en novembre 93, précédé d'un single à tirage limité (Donne-moi le micro).

Jamais auparavant un group de rap français n'avait fait montre d'une telle ambition: en deux volumes de 40 titres, IAM réinvente la musique hip hop, mélangeant les styles et alignant les tubes.

Remixé avec un sample imparable de George Benson (Give Me The Night), Le Mia devient le premier tube rap à occuper le numéro un des ventes nationales. Un raz de marée suivi d'un "bis" avec Le feu, hymne des stades et notamment du Vélodrome de Marseille adapté d'un air de polka.

La tournée nationale qui suit Ombre Est Lumière prend une nouvelle dimension avec le succès phénoménal du disque: la tournée "Le Dragon s'éveille" traverse la France, s'arrêtant au Printemps de Bourges le 21 avril 94 et une semaine plus tard à Paris pour deux shows archi complets.

C'est aussi l'époque où l'on voit IAM à la télé, et pas dans les émissions de variétés: chez Michel Field (où il cloue le bec d'Alain Madelin avec des arguments de poids) ou à Envoyé Spécial sur France 2.

Victoire de la musique

En février 1995, les Victoires de la Musique consacrent IAM "groupe de l'année", l'occasion pour Chill d'une émouvante dédicace "pour que cette victoire soit une partie infime de la victoire éternelle de la musique sur les défaites de l'humanité".

Hyperactif, Akhenaton sort cette même année son premier album solo, Métèque et Mat. Très personnel, ce recueil de raps entre nostalgie et introspection lancera par rebond le groupe marseillais Fonky Family, invité sur le tube Bad Boys De Marseille.

Les albums solo des frères d'arme de Chill suivront: celui de Shurik'n en 1998 (Où je vis, double disque d'or), suivi de peu par l'album world instrumental d'Imhotep Blue Print et l'année suivante par celui de Malek, l'ex danseur devenu rapper sous le patronyme de Freeman (L'palais de justice, disque d'or).

Le DJ Kheops, quant à lui, se lance dans la fondation de son label, Sad Hill, dont la première sortie sera une compilation éponyme regroupant sur deux CDs les meilleurs espoirs du rap français, de Paris comme de Marseille (X-Men, Def Bond, Hi Hi, Pit Baccardi, Faf Larage, etc).

Ecole du Micro d'Argent

Le futur d'IAM se joue aux Etats-Unis: en effet, le second semestre 96 est celui de la finition du plus ambitieux projet d'IAM, son troisième album titré L'Ecole du micro d'argent. Alors que l'enregistrement est achevé, Akhenaton décide de tout revoir, de rajouter des chansons et de remixer la plupart des titres sélectionnés. Du coup, le disque est repoussé au début 97. Il ne contient aucun "Mia", pas d'hymne façon Le feu et aucune trace de galéjade. L'ambiance est sombre, épique, truffée de morceaux de bravoure (L'enfer, La saga, Nés sous la même etoile) et de titres émouvants (Petit frère, Un cri court dans la nuit).

Le disque se conclut avec un rap rageur de dix minutes, Demain c'est loin, interprété par Akhenaton et Shurik'n d'une traite, sans refrain.

Les clips des morceaux La saga et L'empire du côté obscur sont pharaoniques, titanesques. Leur budget dépasse le million de francs et les effets spéciaux de La saga, qui met en scène un monstre façon "Alien", est même une influence pour RZA, le fameux mentor du Wu-Tang !

L'Ecole du micro d'argent finira par s'écouler à plus d'un million d'exemplaires, un record absolu pour un groupe de rap.

En 1998, alors qu'IAM est invité aux Victoires de la Musique, le groupe tétanise le public de ministres, PDGs de majors et autres officiels grâce à une prestation terroriste: IAM interprète Independenza avec une cohorte de soldats cagoulés façon FLNC et marque une nouvelle fois l'histoire de cette prestigieuse cérémonie.

Intéressé par le son, Akhenaton ne veut pas se contenter de rapper mais veut aussi produire. On entend son travail sur de nombreux titres de rap français, pour des remixes ou des sons originaux avec les meilleures plumes du hip hop hexagonal.

Comme un aimant

C'est un morceau d'Ombre Est Lumière, L'aimant, qui est à l'origine du long métrage "Comme un aimant", dont Bruno Coulais co signe la musique avec Akhenaton.

Un pur tube de rap marseillais sort du lot, Belsunce Breakdown de Bouga, hit des clubs au refrain chanté par Freeman. À la fois interprète, rapper, producteur et chef d'orchestre, Akhenaton se surpasse pour ce projet hors du commun et enregistre sur la B.O. avec les légendes de son enfance: Isaac Hayes, Millie Jackson (qui chante en duo avec Shurik'n), Marlena Shaw, The Dells, Dennis Edwards des Temptations et Cunnie Williams.

Mais si 2000 restera à jamais l'année de "Comme Un Aimant" pour AKH et sa clique, 2001 marque le début des grandes manoeuvres pour IAM.

Avant de réactiver la machine IAM, Akhenaton lâche son second solo, Sol Invictus. Disque d'or quasi instantané, cet album spirituel évoque sur un titre les tours du World Trade Center et est masterisé le jour même de l'attentat sanglant sur les tours maudites.

A l'avant-veille du premier tour des élections présidentielles, Akhenaton donne chez lui, à Marseille, son premier concert en solo. Il y interprète les titres phares de Sol Invictus et fait monter sur scène ses amis et alliés Psy 4 De La Rime et Chiens de Paille.

Revoir un Printemps

Ce concert symbolique marque aussi la fin du cycle des collaborations et des solos: en effet, 2002 est l'année de la reconquête pour IAM.

Première étape: la sélection des instrus. Une cinquantaine de titres réalisés par les quatre concepteurs sonores du groupe (Imhotep, Akhenaton, Shurik'n, DJ Kheops) sont maquettés, puis mis bout à bout sur un DAT afin que le groupe choisisse à main levée ceux qui méritent de devenir des morceaux à part entière.

La première innovation audible sur les 17 chansons de Revoir un printemps, c'est bien sûr la prise de micro de Freeman, désormais à égalité avec ses frères d'arme AKH et Shurik'n.

"IAM n'est pas l'ANPE", résume Akhenaton pour ceux qui penseraient que l'inclusion de Malek se résume à du copinage marseillais. Depuis "Independenza", l'ex spécialiste des interludes comiques ne plaisante plus quand il s'agit de lâcher des rimes définitives.

Pour donner une dimension internationale à leur nouveau projet, IAM veut des invités américains. Redman et Method Man répondent présent à l'invitation du gang sudiste, et qui débarquent un beau jour sur la planète Mars avec des rimes de tueurs dans leur sac à dos. Deux jours et deux nuits de joutes verbales qui laissent les Marseillais avec des souvenirs éternels et un titre en béton, Noble art.

Beyoncé, de Destiny's Child, craque sur le titre Bienvenue, qui se retrouvera en simultané sur Revoir un printemps et sur Dangerously In Love, l'album solo de la nouvelle reine du r&b. Syleena Johnson répond présent elle aussi, et apporte une touche de soul au tragique Ici ou ailleurs, chanson poignante sur le viol dont la justesse des paroles en fait un des sommets de ce disque décidément hors du commun, si loin des sentiers battus d'un rap français obsédé par les caïds en carton.

Presque quinze ans après leur cassette autoproduite Concept, IAM reste fidèle à ses rêves, à ses ambitions et à son public, gardant le même esprit combatif, le même "Mental de Viêt-Cong" et la même impétuosité pour nous livrer Revoir un printemps.


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Message par Soprano le Mar 11 Avr - 16:36

IAM : Anthologie 1991-2004


Rapologie 123106jg


Ce qu'il y a de bien avec cette anthologie d'IAM, c'est qu'elle nous permet de retracer en l'espace de deux CD l'évolution d'un groupe qui a définitivement marqué le rap français.

Là où l'approche est moins courante c'est que les six Marseillais ont choisi en majorité des titres tirés de face B, maxi et autres remix.

Par exemple, le CD1 ouvre avec un remix jazzy de Red, Black and Green et compte également Donne-moi le micro, un single en tirage limité. On est loin des best of classiques. IAM a le respect de ses fans et leur propose quelque chose de différent même si des incontournables sont bel et bien là comme Je danse le Mia.

L'approche est chronologique, évoluant au fur et à mesure des quatre albums du groupe. En réécoutant les morceaux, on se rend compte que chaque galette avait sa propre empreinte musicale, du hip hop eighties déjà bien affirmé avec La planète Mars (et la fameuse boucle de Stevie Wonder sur Tam-Tam de l'Afrique, utilisée plus tard par Coolio sur Gangsta Paradise) à l'univers purement asiatique de L'école du micro d'argent en passant par le méga succès d'Ombre est lumière.

Groupe en perpétuelle remise en question, IAM n'a pas hésité à bousculer son line up originel et lancer, en son sein, un nouveau chanteur-rappeur, Malek Sultan qui est devenu Freeman.

Le ton se fait de plus en plus mûr avec les années. Sur le CD2, on ne retrouve plus de titres purement "déconne" comme Attentat ou Harley Davidson. On retiendra l'immense Demain c'est loin, immense au propre comme au figuré: le morceau fait 9 minutes et se conçoit comme de l'écriture automatique. Ajoutez à cela un morceau inédit Où va la vie ? et vous obtiendrez un bonne idée de cadeau. Ou offrez-le vous, il n'y a pas de mal à se faire du bien.

Anthologie 1991-2004 - Compilation - 2004 - Hostile Records:

Disque 1:
Red, Black And Green
Hold-up mental
Tam-tam de l'Afrique
Attentat
Planète Mars
Donne-moi le micro
Une femme seule
Je danse le mia
Sachet blanc
Le feu
Reste underground
J'aurai pu croire
Harley Davidson
Disque 2:
L'aimant
La saga
L'empire du côté obscur
Nés sous la même étoile
L'école du micro d'argent
Petit frère
Independenza
Demain, c'est loin
Noble art
Revoir un printemps
Stratégie d'un pion
Où va la vie ?
Bienvenue
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Message par Soprano le Mar 11 Avr - 16:39

Akhenaton


Rapologie 22825xa


Biographie

De son vrai nom Philippe Fragione, Akhenaton est surtout connu pour être l'une des figures de proue du groupe IAM. Ce Marseillais de souche, né le 17 septembre 1968 dans la cité phocéenne, est issu d'une famille d'immigrés italiens.

Pas franchement attiré par l'école, il se passionne en revanche pour l'Egypte ancienne dès l'âge de huit ans, ce qui lui donnera plus tard l'idée de ce pseudonyme (autre nom du pharaon Aménophis IV).

Dans la seconde moitié des années 80, il rencontre Kheops avec qui il va fonder l'un des groupes les plus emblématiques du rap français: IAM. Tous deux puisent leur inspiration dans ce qui se fait sur la scène new-yorkaise, capitale mondiale du genre, où Akhenaton vient de séjourner dans la famille de son père. C'est ainsi que nos deux compères, rejoints par Shurik'n et Imothep (décidément !), enregistrent en 1989 une première série de morceaux qui ne sont édités qu'en cassette audio.

IAM

C'est toutefois suffisant pour s'ouvrir les portes d'un studio d'enregistrement et y élaborer un véritable album: De la planète Mars. Nous sommes en 1991 et ce sont les vrais débuts de IAM (qui veut dire Imperial Asiatic Man ou Invasion Arrivée de Mars).

Akhenaton s'impose d'emblée comme le leader naturel de ce collectif marseillais qui traite de tous les sujets de société dans ses chansons. Le groupe joue en première partie de Madonna et des Rita Mitsouko !

Deux ans plus tard, Akhenaton -surnommé aussi Chill-, épouse une jeune marocaine, Aïcha, et se convertit à l'Islam.

Cette même année 1993 est celle de la consécration pour IAM. Le titre Je danse le Mia est un énorme tube et place le rap en première ligne pour la première fois dans l'histoire musicale hexagonale. C'est un extrait d'Ombre est lumière, double album suivi d'une longue tournée.

Un peu de repos est jugé nécessaire mais Akhenaton met cette période à profit pour peaufiner son premier album solo.

Métèque et Mat

Il publie en 1995 Métèque et Mat, sorte de carnet de voyage dont le point de départ se situe à Naples, ville d'origine de ses parents. Comme toujours, il dénonce les maux de la société mais raille aussi la mafia et les Assedic ! On y trouve en prime un sample de Saïd et Mohamed de Francis Cabrel... Trois cent mille ventes pour cette parenthèse heureuse et réussie.

Akhenaton retrouve ses potes pour l'album L'école du micro d'argent, enregistré à Marseille, New York et Paris. Suit la bande originale de "Taxi" ce qui permet à IAM de recevoir au début de l'année 1999 la Victoire de la Musique de la meilleure B.O. de l'année.

Le groupe remet ça avec la musique du film "Comme un aimant", autre ode à Marseille, en collaboration avec Bruno Coulais ("Microcosmos"). Un disque qui regroupe de nombreuses autres formations de hip hop marseillaises mais aussi Isaac Hayes et Cunnie Williams.

Sol Invictus

A la fin de l'an 2000, Akhenaton supervise le projet "Electro Cypher", dans lequel il produit de jeunes talents sur fond d'électro-funk.

Retour en solo au milieu de l'année 2001 avec Sol Invictus précédé du single Akh. Un album auquel collaborent Shurik'n, les Chiens de Paille et Dadou du groupe toulousain KDD. Pratiquement deux cent mille exemplaires vendus.

Une sortie qui précède de quelques mois celle du Black Album, condensé d'inédits et de titres non retenus pour les albums précédents ou sur des bandes originales de films. Simultanément, arrive le dvd "Live aux Docks du sud", film de l'unique concert donné par Akhenaton dans sa ville natale.

IAM revient sur le devant de la scène en 2003 avec l'album Revoir un printemps.

Rapologie Akhenaton2005240x1802ru
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Message par Soprano le Mar 11 Avr - 16:48

Groupe INTIK
LA VICTOIRE


Rapologie Il3869326723yn


Deux ans aprés un premier album passé complètement inaperçu dans nos si belles radios et nos magazines adorés, les Algériens d'Intik reviennent pour un second album, "La victoire" ; en deux ans, beaucoup de choses ont changé du côté des Algérois : ils vivent désormais en France (ça se voit dans les textes bien-sûr), et ils ne sont plus que trois dans le groupe, je dirai même deux : Nabil a quitté le groupe, et Rédha, qui avait pourtant une part importante sur le premier album, n'apparaît que très peu sur celui-ci : en réalité, le groupe repose sur Samir Djoudi, le rappeur oranais à la tchatche facile, et surtout sur Youcef Seddas, qui compose presque toutes les musiques et chante dans tous les titres ; cet album est beaucoup plus accessible que le premier, est-ce voulu ou pas ?
En tout cas, l'écoute est plus facile, et les paroles en arabe laissent souvent la place au français : évidemment, pour les francophones, c'est plus facile d'écoute, même si les couplets ou refrains en arabe, bien qu'ils soient assez rares, sont à chaque fois bien posés, et traduits dans le livret : l'arabe tel qu'on le parle à Alger est une langue qui se prête vraiment bien au rap, et Samir assure vraiment grave, super flow agressif et efficace. Et l'écléctisme du premier album est plus que jamais exploité dans ce deuxième opus où rap, reggae, ragga, raï se mêlent.

"La victoire", titre qui ouvre le bal, est un putain de morceau rap-ragga avec de bonnes paroles, un excellent refrain, sur un thème finalement assez innatendu (pour Intik) : la musique et les rappeurs tout simplement. Encore plus innatendu, le deuxième titre "Notre devoir" où Youcef Seddas exploite une fibre reggae jamais mise en avant, avec des choeurs, guitares, basse et tout et tout... là j'avoue que le style ne peut pas plaire à tout le monde ! Les paroles sont archi-simples, appel à l'unité etc... mais bon, moi j'aime bien ! Faut attendre le troisième titre pour entendre les premiers mots en arabe, avec en featuring Boss One du 3ème oeil qui signe un bon couplet dans "Génération P.A. (Pistolet Automatique)", titre bien écrit, orienté vers un public français ou francophone plutôt, à l'écoute des paroles : "Les jeunes sombrent dans la souffrance / S'accrochent à la violence / Combien de jeunes sont tombés dans l'maquis HLM de France ?", la musique est mortelle, les paroles pas mal, bien que pas très originales...
"Je m'en fous" chanté par Youcef n'est pas très bon, pas catastrophique mais là vraiment trop simple à mon goût (comme "Bouge", autre morceau un peu en-dessous)... au moins, Intik ne reste pas dans un cadre "rap à tout prix" et essaie de toucher à tout... et ça continue dans "Planet B", très bon morceau, très calme, avec un refrain en anglais !

Mais alors quoi ? Intik qui balançait "Kayen ou Kayen" ou "L'injustice" en 1999 s'est assagi à ce point et ne parle plus que de la France et ne chante plus que des paroles assez simples et soft ? Et bien non, le côté revendicateur et "conscient" du groupe ne s'est pas du tout atténué ! Et bien-sûr, on retrouve une autre conscience de l'autre côté de la méditerranée : en France on n'assassine pas les chanteurs de raï comme en Algérie... alors quand Intik dénonce, les risques encourus sont un peu autres... Le titre "Chkoun/Il était une fois l'Algérie" est un model du genre, un titre excellent chanté presque exclusivement en arabe, où Intik s'interroge sur tous ces meurtres de politiciens qui ont secoué l'Algérie depuis l'indépendance, et qui restent plus sombres et incompréhensibles les uns que les autres... excellent titre.
Vient ensuite "La liberté", titre tout aussi lucide, bien écrit, musicalement bon aussi... et surtout le "Révolution" avec Dadou de KDD, chanson qui, contrairement à celle de La Brigade, mérite amplement son titre : l'intro surprenante met tout de suite dans l'ambiance, et même si le couplet de Dadou n'est pas transcendant, ce titre est génial !

Je parlais tout à l'heure des chanteurs de raï... Intik livre un très bel hommage à Raïnaraï, "Khalini" est une chanson magnifique, le refrain est splendide, et Youcef, sans parler de l'interessé (Raïnaraï) directement, exprime sa peine et revendique un art libre... ce titre est vraiment très fort, puissant.
Les trois dernières chansons sont mois sombres, mais également bonnes. Enfin, Intik nous livre une "Alternative Version" de "La victoire" avec les coupets en arabe de Samir en plus, excellent titre !

On sent donc bien-sûr dans ce disque l'influence des mois passés en France, mais Intik reste un groupe toujours très ouvert, et qui garde un oeil et surtout une bouche tournée vers l'Algérie... le refrain chanté de "Khalini" est vraiment splendide et à écouter... je trouve ce disque meilleur que le premier, même si il est difficile de les comparer à cause des différents changements.
Un disque varié, intelligent, vraiment facile d'écoute, qui ne fera sûrement pas l'unanimité pris dans son ensemble mais qui mérite largement qu'on s'y attarde. Evidemment, cet album risque fort de passer une nouvelle fois inaperçu, tellement ce mois d'octobre est imrpessionant en sortie rap français, et tellement les radios et magazines en ont rien à foutre... enfin, on sait jamais, peut-être que je suis trop pessimiste... Désolé d'avoir fait si long, je me demande même si cette critique n'est pas le plus long article jamais écrit
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Message par Soprano le Mar 11 Avr - 16:51

Eminem

Rapologie 15480fz


Biographie

Rarement un artiste aura autant défrayé la chronique que Marshall Bruce Mathers III, plus connu sous le nom d'Eminem. Ses relations en dents de scie avec sa femme Kimberly, sa possession illégale d'une arme à feux, ses nombreux démêlés avec la justice de son pays, tout cela a largement contribué à faire du rappeur blanc un habitué de la chronique "Faits divers".

Ajoutons-y, pour compléter ce tableau pas très réjouissant, les textes très controversés de ses chansons, et vous comprendrez pourquoi Eminem n'a pas que des amis. Au moins, une chose est claire: on ne peut pas l'accuser de manier la langue de bois.

Detroit

Ce provocateur dans l'âme voit le jour en 1972, à Kansas City, dans l'Etat du Missouri. Son enfance, il la partage avec sa mère. A cette époque, ils changent fréquemment de domicile. Résultat: le rejeton ne parvient pas à se lier d'amitié avec des copains de son âge. Leur errance prend fin lorsque la mère décide de se fixer à Detroit. Eminem a 12 ans.

Adolescent, il se découvre une passion pour le rap, genre musical plutôt prisé par la communauté black. Une passion tellement dévorante qu'il abandonne le lycée. Mais, bon, il faut bien vivre: le jeune gars aux mystérieux tatouages se contente de petits boulots en attendant son heure...

Il intègre divers groupes de rap locaux (Basement Productions, the New Jacks et Sole Intent) mais l'expérience tourne court. Il décide alors de poursuivre sa carrière en solo.

The Slim Shady

En 1997, il sort un premier album Infinite, avec l'aide de FBT Productions. L'accueil est très mitigé. Pas découragé pour un sou (la naissance de sa fille Hailie lui a requinqué le moral après une tentative de suicide), Eminem se produit cette année-là à travers de nombreux shows, émissions radio et compétitions de freestyles en attendant de décrocher le gros lot.

En 1998, il nous revient avec le single The Slim Shady. C'est le succès. Même s'il n'est pas encore connu du grand public, il jouit désormais d'une certaine notoriété parmi le milieu undergound. A tel point que Dr. Dre, autre grand rappeur devant l'Eternel, le convainc de signer sous son label Aftermath Entertainment.

C'est le début d'une grande aventure avec en point d'orgue la sortie du clip vidéo My Name Is... et de l'album The Slim Shady LP. L'univers d'Eminem se retrouve tout entier dans cet opus: pauvreté, drogue, sexe, violence, bref la totale. C'est aussi le début de la controverse. Eminem est-il un vrai rappeur ? Faut-il le censurer ? Une polémique alimentée par les textes très crus de ses chansons, comme en témoigne la chanson où il souhaite assassiner Kimberly, son ex-épouse.

Marshall Mathers LP

Outres ses déboires familiaux (sa mère ne le porte plus vraiment dans son coeur), il s'est aussi attiré les foudres d'une partie du show-biz à travers ses petites piques dirigées contre les N'Sync, Britney Spears et tutti quanti.

En tout cas, toutes ces péripéties ne l'ont pas empêché d'atteindre les sommets des charts avec The Real Slim Shady et son album Marshall Mathers LP. Une chose est sûre: on n'a pas fini d'entendre parler d'Eminem.

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Message par Atlantis le Mar 11 Avr - 17:13

Biographie Diam's


Rapologie Diamsr0gk

Diam's est une perle rare au sein d'un rap français largement masculin. A force d'énergie, la jeune femme a gagné le respect du public et des professionnels.

Mélanie Georgiades naît le 27 juillet 1980 à Nicosie, capitale de Chypre, d'une mère française et d'un père chypriote. Celui-ci délaisse très tôt sa famille et Mélanie, fille unique, est élevée par sa mère, en France, dès ses quatre ans. Son enfance se déroule dans la banlieue pavillonnaire d'Orsay au sud de Paris. Mais la jeune fille s'y ennuie et trouve ses amis dans les cités alentours où le rap est au coeur de la vie des adolescents. Fan de Francis Cabrel, elle est aussi une grande admiratrice de Suprême NTM et de Public Enemy. Le rap est sa passion et elle ne tarde pas à écrire ses propres titres. Elle prend alors le nom de Diam's séduite par la définition du dictionnaire : "Objet de luxe et de parure. N'est composé que d'éléments naturels. Le diamant ne peut être brisé que par un autre diamant."

1995 : Diam's en groupe


Dès ses 15 ans, elle rappe au sein de groupes, de "posse", à travers la banlieue parisienne, comme Instances Glauques à Bagneux. Le nom de Diam's s'installe sur la scène rap amateur, en dépit d'un indéniable machisme ambiant.
C'est aussi à Bagneux qu'elle rencontre vers 1997, Yannick du collectif Mafia Trece. Avec eux, elle partage deux titres sur l'album "Cosa Nostra" en 1998. Mais suite à des problèmes de contrat, elle cesse la collaboration et retrouve son indépendance. Cette même année, Diam's participe à la compilation "Le groove prend le maki" avec les Neg Marrons. Elle participe la tournée anti-raciste "Sachons dire non" et joue au festival rap XXL de Bobigny. Diam's réussit à effecteur une cinquantaine de concerts entre 98 et 99 en dépit de l'absence de structure professionnelle autour d'elle.

1999 : Diam's en solo

Parallèlement, elle fait la rencontre de Black Mozart, compositeur rap et surtout, producteur. C'est grâce à lui qu'elle se lance professionnellement dans la musique même si sa vie est alors faite de galères et de petits boulots. Ensemble, ils mettent au point le premier album de Diam's, "Premier mandat", qui sort en 1999 sur le label indépendant Reel Up. On y entend des guests américains (DV alias Khrist et Heather B) et français (Mr R., Driver et Vibe). Mais le CD est un échec commercial.
Diam's ne lâche pas prise. Elle continue de marquer la scène rap de sa présence qui, d'année en année, se féminise. L'ex-garçon manqué devient une femme qui sait se faire respecter. Par ailleurs, sa rencontre avec son manager, Choukri, lui permet de se professionnaliser.
En 2000, Diam's reprend un titre de son idole Francis Cabrel, "Saïd et Mohamed", sur la compilation "HipHopée". Elle fait aussi un duo remarqué ("Un peu de respect") avec l'autre vedette féminine du rap de cette époque, Lady Laistee, ainsi qu'un duo avec Kanmouze et Jongo Jack, "Promise". La chanteuse ne cesse d'être dans l'actualité via les featuring et les participations aux émissions de radio où les rappeurs improvisent en direct. C'est ainsi que Diam's contribue en 2001 à la compilation "Original Bombattack" du nom d'une émission de la radio Générations 88.2. Elle y interprète "Suzy" qui connaît un certain succès et fait décoller sa carrière.


2003 : Brut de femme

La maison de disques EMI propose un contrat à la chanteuse en avril 2002. Avec eux, elle signe un maxi vinyle de deux titres, "Pogo" et "1980". Mais la sortie de l'album est annulée suite à des problèmes internes à EMI. C'est le label Hostile qui sort finalement son second album, "Brut de femme", le 27 mai 2003. Elle le revendique comme autobiographique. On y découvre des sujets inédits dans le rap français comme la violence conjugale, la place des filles en banlieue ou l'absence d'un père. Le CD est un succès et s'écoule à 250.000 exemplaires. Mais ce qui fait de Diam's une vedette est le simple "DJ", tube de l'été 2003, qui part à plus de 700.000 exemplaires.
Au même moment, Diam's participe à la bande originale du film "Taxi 3", signe d'une solide popularité chez les jeunes Français.

2004 : Victoire !


Le 20 octobre 2003, Diam's passe à l'Elysée Montmartre à Paris, sa première grande scène parisienne. Quelques semaines plus tard, le 20 janvier 2004, elle remet ça au Bataclan. Enfin, le 28 février 2004, Diam's reçoit la Victoire de la musique du meilleur album rap/hip hop de l'année.
En avril, Diam's participe au projet de Kery James, "Savoir et vivre ensemble". On l'entend aussi sur l'album de Layone et sur "Algérie solidarité", un CD au profit des victimes des tremblements de terre de 2003. Elle chante d'ailleurs à Alger le 13 mai. Dans la foulée du succès, Diam's participe à de nombreux festivals dont les Rencontres Méditerranéennes de Béziers en mai 2004, le festival Ebony à Dakar en juin, aux Francofolies de la Rochelle et au Paléo festival de Nyon (Suisse) en juillet. Enfin, le 3 novembre 2004, une grande soirée est organisée pour lancer le DVD live de l'artiste.
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Message par Atlantis le Mar 11 Avr - 17:18

Biographie Rohff


Pour Rohff, l'aventure rapologique a démarré avec un premier maxi, Appelle-moi Rohff, sorti en indépendant à la fin des années 90. Avec ce premier CV, le rappeur d'origine comorienne s'affirmait comme l'un des rimeurs les plus percutants de la scène française.

Son premier album Le code de l'honneur, sorti en 2000, lui avait valu les louanges de sa base et d'élogieuses critiques dans la presse spécialisée.

Depuis, Rohff a mis le turbo: Qui est l'exemple ?, plus gros single du second album La vie avant la mort, s'est placé en 2002 à la première place des ventes, un événement inédit depuis Le Mia d'IAM voilà dix ans. Il faut dire que ce champion du hardcore ne se compare pas aux autres rappeurs français mais estime que sa concurrence, c'est 2Pac et Biggie. Question d'ambition et d'efficacité.

Le challenge de Rohff en 2004, c'est La fierté des nôtres. Plus qu'un nouvel album, ce projet est né lors des premières sessions d'enregistrement. Rohff abat des textes comme un bûcheron abat une forêt. Très vite, il s'aperçoit qu'il a accumulé plus de trente titres en béton.

Et La fierté des nôtres en portera les cicatrices: 32 titres finiront sur les deux CDs de ce pari artistique. Beat, scratch et accordéon: ça démarre hérétique avec un flow qui met une claque, alignant les phases insolentes de calibre .45 ("Les mecs qui apprécient Rohff, ils savent pourquoi/J'suis juste un vaillant, pas un rapper qui s'prend pour un you-voi") pour une première intro punitive.

Le ton est donné, et l'ampleur du défi peut étonner en ces temps difficiles pour la musique en général et le rap en particulier. "Il faut oser, et moi j'aime bien prendre des risques", explique celui que son fils appellera Housni.

Car le guerrier du hardcore a fendu son armure d'homme de fer sur de nombreux morceaux de son nouvel opus, notamment sur le très perso Fiston, hymne à la paternité écrit à la première personne. Accompagné d'un refrain chanté par J Mi Sissoko, le franc tireur laisse parler son coeur. On peut être (ou avoir été) un bad boy et savoir trouver les mots justes pour parler à un nouveau né fraîchement débarqué.

En effet, le secret le mieux gardé de Rohff, c'est son côté mature. On le savait expert en matière de récits mouvementés, et ce double CD n'est d'ailleurs pas avare en titres patate, avec Le son de la hagra featuring Expression Direkt, le brûlant Pétrole avec la voix magique de Kayna Samet ou encore le titre Code 187 avec Alibi Montana, K-Mel l'ancien et Sefyu (extrait: "J'ai du sang sur les mains en guise de henné").

Quand il veut fusiller en freestyle, Rohff le franc tireur de la Mafia K'1 Fry a des munitions: "Y'a pas de thème, pas de 'je t'aime', que du son et du sang qui coule en fontaine " (Outro).

Dur d'être peace, avec son intro signée Koffi Olomide, lâche quelques vérités simples. "Ceux qui veulent nous virer de la France, réfléchissez deux secondes: on nourrit l'économie, on fait gagner la coupe du monde". Un son lourd comme un cadavre, des productions dangereuses mixées par Richard Segal, habitué à travailler avec Dr Dre, et un premier single (94) produit par Denaun Porter, du gang D12/Eminem.

Le temps d'un Message à la racaille, Rohff se fait le prophète d'une jeunesse irréversible, laissée à l'abandon, les "cibles de Sarko, les délinquants les narcos" devenus les maillons faibles d'une société qui ne prête plus qu'aux riches. Tableau d'apocalypse d'un monde de cauchemar, choc de mots froids posés sur un écrin musical de braise.

Et les hits ? Sincère et son sample détourné d'un vieux classique disco rentre dans les cerveaux dès la première écoute, International avec Roldan d'Orishas explore les rythmes latinos et Bling Bling invite la star du dancehall underground Admiral T. Toutes les saveurs, tous les styles et tous les flows sont au menu de Rohffzilla le géant rapologique, qui s'est assis sur l'Arc de triomphe pour symboliser son irrésistible ascension.
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Message par boulevard boy le Mar 11 Avr - 17:28

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Message par Atlantis le Mer 12 Avr - 12:13

:der:
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Message par Soprano le Mer 12 Avr - 16:08

Assasinat du rappeur Proof

Rapologie Proof7xe


Le rappeur Proof, membre fondateur de la formation D12 a été assassiné par balles ce matin dans un club de Détroit qui opérait illégalement après les heures légales de fermeture selon le journal Detroit Free Press.

L’artiste, de son vrai nom DeShaun Holton, est décédé à l’âge de trente-deux ans.

Un autre homme, dont l’identité n’a pas été dévoilée, a été également touché et il repose dans un état critique à l’hôpital St. John à Détroit.

Proof, un bon ami d’Eminem, avait servi de témoin au mariage du rappeur en janvier dernier. Il est également apparu dans le film «8 Mile».

Son premier album solo, un opus intitulé «Searching for Jerry Garcia» a été lancé en août dernier sur sa propre étiquette, Iron Fist. Proof est le deuxième membre de l’entourage d’Eminem à se faire tirer au cours des derniers mois. Le rappeur Obie Trice a été touché alors qu’il conduisait dans les rues de Détroit, la veille du jour de l’An, mais il s’est remis de ses blessures depuis.

Rapologie 2ofamerikazanim4be


Dernière édition par le Jeu 13 Avr - 13:30, édité 1 fois
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